Neuvaine
pour faire confiance à la Providence avec le bienheureux père Daniel Brottier

du 19 au 27 février 2026

« Le royaume des Cieux est comparable à un trésor caché dans un champ ; l’homme qui l’a découvert le cache de nouveau. Dans sa joie, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ. Ou encore : le royaume des Cieux est comparable à un négociant qui recherche des perles fines. Ayant trouvé une perle de grande valeur, il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète la perle » (Mt 13, 44-46).

Cette neuvaine a pour objectif de nous aider à marcher avec le Seigneur par l’intercession du bienheureux père Daniel Brottier. « Ce qu’il ne faut pas, à aucun prix, c’est garder une inquiétude contraire à la confiance que nous devons toujours garder en la Providence. Après tout, c’est pour la gloire et les intérêts du Maître que nous travaillons et, s’il y a des tribulations et des ennuis, ne nous en laissons pas troubler » (extrait d’une lettre du père Brottier à mère Saint-Jean-de-Sainte-Thérèse, non datée).

Toutes les personnes ayant lu la vie de ce missionnaire de la congrégation du Saint-Esprit ont pu découvrir la vie de foi, de service et d’amour de Dieu comme du prochain de ce prêtre français. Suivant l’exemple de la parabole de la perle, il a souhaité donner sa vie pour servir le Christ et ses frères. Jour après jour, il a découvert et aimé le Seigneur. Il s’est offert à lui et s’est mis au service de son prochain sans compter.

Enfant, il dit un jour à sa mère : « Quand je serai grand, je serai pape ! » Sa mère lui répond : « Mais avant d’être pape, il faut être évêque, et surtout être prêtre. — Eh bien, je serai tout ça ! »

À l’âge de 11 ans, le jour de sa première communion, il  fait l’expérience d’une rencontre personnelle avec Jésus et ressent l’appel à la vie sacerdotale. La même année, à la rentrée des classes, il est admis au petit séminaire de Blois.

À l’âge de 12 ans, à l’occasion d’une conférence sur la mission dans les pays lointains, il  ressent le désir d’être missionnaire et veut entrer immédiatement dans une congrégation missionnaire. Mais l’évêque de Blois, vu les qualités éducatives de Daniel, le garde pendant cinq ans dans une école de son diocèse.

Finalement, le 26 septembre 1902, à l’âge de 26 ans, il entre au noviciat de la congrégation du Saint-Esprit. Un an plus tard, il est envoyé comme missionnaire à Saint-Louis au Sénégal. 

Dès son arrivée dans ce pays, il se dévoue avec foi et compétence à la mission que lui ont attribuée ses supérieurs. Trois ans et demi plus tard, sa santé, éprouvée par le climat, ne lui permet pas de poursuivre sa mission au Sénégal : il est obligé de rentrer en France.

Daniel pense alors que le Seigneur l’appelle à la vie contemplative et demande à passer quelque temps à l’abbaye cistercienne de Lérins. Il y fait une retraite spirituelle et comprend que le Seigneur l’appelle à poursuivre sa mission dans la vie apostolique. À cette période, l’évêque du Sénégal lui demande de lever des fonds pour la construction d’une cathédrale à Dakar.

Quand éclate la Première Guerre mondiale au cours du mois d’août 1914,  le père Brottier, en raison de son état de santé, n’est pas mobilisé pour aller à la guerre. Il se propose comme aumônier volontaire et participe à la création du « corps des aumôniers volontaires ». Il demande l’honneur d’être toujours au front pour aider les blessés, célébrer les sacrements et recueillir les morts. En 1917, il fonde l’Union nationale des anciens combattants pour venir en aide aux veuves et aux orphelins.

À son retour de la guerre, une conversation avec son évêque de Dakar l’amène à découvrir que la bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus l’a protégé pendant toutes ces années de guerre. Peu de temps après, lorsque l’archevêque de Paris demande à la congrégation du Saint-Esprit un prêtre pour relever une œuvre qui accueille des enfants orphelins, le père Brottier est proposé. 

Le 21 novembre 1923, il intègre l’œuvre des Orphelins d’Auteuil où il consacre pendant treize ans toutes ses forces pour l’amour du Seigneur et des enfants orphelins. Il retourne à la maison du Père le 28 février 1936.

Saint Jean-Paul II l’a béatifié le 25 novembre 1984.


Cette neuvaine a été rédigée par Estela Barrionuevo, membre de la fraternité du Saint-Esprit et associée spiritaine, traductrice espagnole du livre Le Bienheureux Daniel Brottier, 1876-1936, du Sénégal à l’Œuvre d’Auteuil d’Antoine Grach.


Programme de la neuvaine

  • Jour 1 : Éduquer

  • Jour 2 : Se donner

  • Jour 3 : Accompagner

  • Jour 4 : Consoler

  • Jour 5 : Persévérer

  • Jour 6 : Chérir

  • Jour 7 : Témoigner

  • Jour 8 : Diriger

  • Jour 9 : Servir

Pour participer :